Presse

Territoires de cirque, 15.02.08

Territoires de cirque

“…Insérer le cirque dans le quotidien

Ne plus faire parler seulement un corps performant, c’est aussi le souci du groupe J.M.a.n. Porté par un second degré très vif, “Magica Melodia” s’ouvre sur la prouesse ultime, fantasme inavoué de tout programmateur peu scrupuleux : un corps réduit à sa simple performance, moulé dans une combinaison outrancièrement dorée – dont la cagoule enserre même les yeux, laissant aveugle l’acrobate expert qui œuvre sur ses sangles, sur fond de musique classique synthétique désuète. Tout est nié sauf la prouesse du corps : bête de foire, homme objet ultime, le circassien est relégué à sa simple technique.

Cette ouverture à l’humour incisif permet ensuite d’introduire un propos nettement plus radical (à lire également : Le langage gestuel : les duos), dans lequel les corps se réinsèrent dans une réalité plus conflictuelle. Ce souci de « retour à la normale » est d’ailleurs récurrent chez certains jeunes circassiens : donner à voir un corps universel, lambda, se faisant fi de l’exhibition, arborant au contraire des tenues classiques (costume cravates, jean, jogging, voire talons hauts…), comme pour se réinsérer dans une vie quotidienne d’où la prouesse serait gommée : réinjecter de l’universalité dans la discipline circassienne… ou peut-être l’inverse…”, Julie Bordenave

24 heures, 7.12.08

“…le Magica Melodia d’Anne Delahaye et Nicolas Leresche mêlait cirque, absurde et mélodrame avec bonheur.” Boris Senff





%d blogueurs aiment cette page :